Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 23:29

 

Alors que j'entre dans la dernière ligne droite de mon séjour picard, je me suis assis un instant et ai réfléchi à un futur article. Non il n'est pas encore l'heure du bilan (ça viendra prochainement) mais je me suis dit qu'une étude de la population picarde se devait d'être la plus complète possible. Pour que les gens sachent. Pour que le Monde sache. Bref pour que chacun d'entre vous (sauf les picards car eux le savent déjà) sache de quoi il retourne en ces terres désolées.

Vous l'avez remarqué j'ai déjà écrit de nombreux articles sur la question en me basant sur mon expérience personnelle. Le climat, les us et coutumes des indigènes locaux etc. Mais s'il y avait un aspect de ma vie nordique que je n'avais jamais exploré c'est bien les indigènes vivant à côté de chez moi (plus communément appelés « voisins ». Visite guidée, appartement par appartement

 

RDC, appartement 1: couple d'anarcho-communisto-hippies. Sympa mais comme beaucoup de hippies ils sont une nuisance des plus désagréable. En témoignent les murs qui tremblent à cause des basses. Bah oui c'est logique: les hippies ça écoute des trucs de hippies. Je veux, bien entendu, parler de reggae, de dub et autres ska où la basse est omniprésente. Parce qu'il faut « sentir les vibes » et « être dans la grande vague cosmique de l'univers tu vois... un peu de pétard? ». Bref vous l'aurez comprit, le hippie n'est pas humain et même s'il est physiquement parmi nous, son esprit est ailleurs (mais le hippie a-t-il une âme? Assurément non mais je disserterai sur la question plus tard). Donc ces voisins sont relativement cool (dans le sens où ils font moins chier que les autres) même s'ils se la jouent « vieux cons »de temps en temps. Oui car si les murs qui tremblent à cause de la musique ne les dérangent pas, le fait que des gens viennent chez moi ça les emmerde « à cause du bordel ». Tout de suite vous vous imaginez une bande de jeunes hurlant, se défonçant avec des pots de colle UHU et écoutant de la (mauvaise) musique très forte. Si j'avais moi même de tels voisins je comprendrai. Surtout que j'en avais un du même genre l'année dernière. Mais concernant le « bordel » que je pourrai mettre les hippies doivent avoir un peu forcé sur les champignons. Quand ils disent « trop de monde chez moi c'est quand on dépasse les 2 individus dans mon humble demeure. Quant aux soirées les plus importantes (une dizaine d'individu minimum) elles doivent avoir lieu au mieux tous les mois, au pire tous les trois mois (oui mon appart' c'est pour les VIP. N'entre pas qui veut. Pour y être accepté il convient de remplir des critères super sélectifs). Comme quoi le hippie est un vieux con comme les autres. La révolution c'est bien. Rentrez tous les soirs pour retrouver son chien, son frigo et ses factures edf c'est mieux.

 

RDC, appartement 2: Alors là c'est ce qui se fait de mieux. Le top du top. LE couple picard par excellence. Un homme (encore que je sois pas certain de ses chromosomes tant son attitude et son comportement se rapprochent du néandertalien. Et c'est là que l'on peut se poser la question « un picard a-t-il une âme? Clairement non. D'ailleurs le picard est-il humain? De nombreuses enquêtes scientifiques ont montré qu'il n'en étai rien). Un homme donc: marcel, jogging d'un goût douteux, rotweiler (enfermé toute la journée dans une pièce de 2m sur 2. C'est à se demander comment la pauvre bête a fait pour ne pas avoir déjà dévoré un gamin) et boucle d »oreille brillante pour faire cool et renforcer sa virilité (et je l'entends régulièrement gueuler « j'suis pas un pd moi hein! ». Une femme aussi: cheveux autrefois blonds platine, aujourd'hui blond pisseux, parka michelin violette et accent picard tellement insupportable que ça donnerait des pulsions génocidaires à Gandhi. Mais ce sympathique couple de 27 printemps chacun ne serait rien sans leurs 3 enfants: Brandon, Stacy et Kimberley. Rien qu'aux prénoms je suis certain que vous visualisez très bien le tableau. Car comme une majorité de couples du coin (et ça comme,ce vers 15 ou 16 ans pour certain/certaine), mes voisins ont un max de gamins avec des prénoms beaufs. Pourquoi? Mais pour la thune pardi! Ma chère voisine beauf ne bosse pas (ou alors à domicile parce qu'elle est dans l'appartement toute la journée du lundi au dimanche) et son sémillan compagnon bosse « là où il peut et quand il veut » selon ses propres mots. Bon certes ça ne les empêche pas d'avoir un écran plat mais comment survivre sans de nos jours? Donc leurs revenus ne sont pas bien élevés. Qu'à cela ne tienne, faire des marmots rapporte (à partir d'une certaine quantité) Et plus tu commences jeune plus t'as le temps d'en faire. C'est comme ça que mes voisins ont eut le premier à 18 ans. Jeunesse sacrifiée pour procréer. « La vie trouve toujours un chemin » comme dirait Yan Malcom. Certes. Sauf que dans ce cas là on aurait aimé que la vie trouve la sortie vite fais. Preuve est une nouvelle fois faite de l'inexistence d'un dieu quelconque. Il est aussi amusant d'observer la façon dont le couple traite ses enfants. Si en public leurs enfants sont leur vie, plus sacrés qu'une 206 tunée avec néons bleus et jantes alu (vu et entendu de la bouche du père au bar du coin), il n'en est pas de même en privé. Dans la rue par exemple madame ne se promène pas avec ses enfants. Non non. Elle les traine façon « sac à patate » (l'habitude vu que c'est ce qui se cultive le plus dans le coin avec les betteraves). Le petit Brandon est trainé sur plusieurs mètres par sa mère qui ne cesse de lui gueuler dessus en permanence, à croire que le petit est sourd. Bien sûr dès qu'une voiture approche, Brnadon est projetté contre le mur au motif que « les voitures ça fait mal! BRANDON FAIT ATTENTION MERDE!!! ». Idem à la maison où ça hurle de 7h du matin à 03du matin. Oui les parents sont cool: les enfants ont la permission de 03h ainsi que de fumer des pétards. Et quand les enfants font trop de bruits, les parents allument leur chaine hi-fi dernier cri et mettent Johnny à fond (ou du mauvais rap US c'est selon) en gueulant « on s'en fout! ». Le plus fun étant quand des amis à eux viennent leur rendre visite. La surpopulation se fait alors sentir: on passe de 3 à 12 gamins (véridique) pour au mieux 6 adultes. Du rêve quoi.

 

1er étage, appartement le plus proche du mien: un couple aussi (oui être en couple ici est aussi vital que manger pour certains) approchant à eux deux le double quintal à eux deux. Monsieur, en homme de maison éclairé et moderne, dirige son domicile avec une main de fer dans un gant de soie et une voix de castra. Oui car monsieur aime le karaoké. Si vous voulez le rencontrer et admirer ses « prouesses » vocales, rendez-vous tous les vendredi soirs au restaurant « les Arcades », place de la mairie. Bien sûr comme tout bon amateur de karaoké qui se respecte, ses goûts musicaux sont au diapason de sa capcité à chanter correctement c'est-à-dire nuls à chier. Quant à madame, étant malheureusement au chômage (un sport national dans l'Aisne) elle reste à la maison la journée à la maison pour s'occuper des taches normalement dévolus à une femme du coin (vaisselle, ménage, émissions de TF1) et surtout pour s'occuper de CHOUPETTE. Mais qui est CHOUPETTE me demanderez-vous? CHOUPETTE est un yorkshire. Oui je sais c'est dur. Dans « la vache et le prisonnier » un soldat évadé se retrouve en compagnie d'une vache dont il se prend d'affection et s'occupe du mieux qu'il peut. Ici à Laon ce serait plutôt « la vache et le yorkshire » où la magnifique historie d'une vache qui fait la rencontre d'un yorkshire et qui tente de s'en occuper le mieux qu'elle peut (encore qu'on ne sait pas si c'est pas plutôt le yorkshire qui est tombé en premier sur la vache et qui tente de s'en occuper le mieux qu'il peut). Bien sûr tout le monde n'a pas la même vision quand à la notion de « s'occuper d'un animal ». Elle en revanche prend son job très à cœur: toilettage, bouclettes et nœud rose dans les poils au-dessus de la tête sont de mise. CHOUPETTE la journée ne sort pas ce qui me laisse penser qu'elle doit chier partout dans l'appartement ( ce qui fait de l'activité à sa maitresse). Comme n'importe quel prisonnier, CHOUPETTE ne sort que le soir, vers 23h ou minuit ce qui me fait dire que ses maitres doivent en avoir honte. Le reste de la journée, CHOUPETTE le passe à la fenêtre donnant sur la rue, tremblant de tous ses membres (tic habituel chez ce genre d'animal, acquis après des années de consanguinité) Pour le reste pas grand chose de bien excitant: lorsqu'ils s'engueulent, plutôt que de rester tranquillement chez eux à se lancer des assiettes à la figure, ils préfèrent sortir dans le couloir pour que j'en profite un max (la dernière dispute en date concernait une sale affaire de tickets et de supermarché. Vous n'avez rien comprit? Moi non plus). Ah si et ils ont aussi un écran plat (nécessaire pour tous les gens au chômage)

 

1er étage, appartement en face du mien: anciennement occupé par un émo, fan de métal « trop hardocre violent kikoo » (Slipknot, Linkin Park et Sum41 pour les connaisseurs) et étudiant en CAP coiffure, l'appartement est désormais occupé par une étudiante. Pas grand chose à dire sur elle à part que ça glousse à mort quand elle invite ses copines et que les mecs défilent pas mal chez elle. Mis à part ça rien à dire.

 

1er étage: appartements du fond: voisins inconnus. Jamais croisés ou très peu. Autrefois occupés respectivement par un hippie tailleur de pierres (sympa pour un hippie ce qui est rare) et par les dealers du coin, les nouveaux voisins sont d'une discrétion totale. Sans doute des agents picards qui m'espionnent...

 

voilà mon dur quotidien en cette froide région picarde. Plus que 48 jours et c'est la libération!

Par Haldir - Publié dans : La vie de Bibi
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 00:18

 

Trois mois sans articles. Pas mal mais peu mieux faire. Je m'en était arrêté aux notaires et aux comptables et puis plus rien. Rien oui c'est ce qui caractérise si bien l'Aisne. Et comme il ne se passe rien, mon quotidien n'est guère excitant. Que puis-je donc raconter ici? Pourtant ne croyez pas que je n'ai pas réfléchi à des sujets d'articles: la beaufitude, mes voisins beaufs, les loisirs beaufs, la vie en Picardie, l'intellect des étudiants de l'IUT... Tout y est passé! Du mode de vie des peuplades indigènes du Nord en passant par des articles trop über dark et trop mystérieux j'ai pensé à tout. Mes cahiers sont pleins de ratures avec des idées pèles-mèles, des débuts d'articles et tout et tout. Mais non rien ne sort à part quelques conneries de 4 ou 5 lignes et puis plus rien. Alors qu'en fait je devrai me réjouir: on a dépassé le stade des 1000 visiteurs ici. Bon ok pas de quoi pavoiser vu depuis combien de temps ce dernier est en ligne, c'est-à-dire depuis le 15 juin 2009 (très exactement). Mais tout de même 1000 c'est une barre psychologique. Champagne (seul avantage de Laon puisque Reims et son champagne ne sont pas loin).

 

Mais ce soir c'est différent. J'ai les armes pour écrire un nouvel article: une excellente bouteille de whisky, des clopes et de la bonne musique (Spiritual Front en ce moment mais je pense bientôt changer pour du Rome ou du Lustmord). Comme j'ai décidé de passer la nuit à fumer, boire et relire un peu mes td pour demain je suis donc paré pour vous faire part des nouveautés dans le Nord. Bon ne vous attendez pas à un niveau intellectuel avancé. J'ai envie d'écrire un peu mais ça ne révolutionnera pas la face de l »Humanité.

 

Laon, trou immonde situé quelque part hors du temps. Mais attention: il n'est pas question ici de repartir au temps des châteaux forts, des dinosaures (quoique) ou des gaulois. Laon, future parenthèse de mon existence. Oui car j'ai l'intention lorsque j'écrirai mes mémoires de faire disparaître ces deux ans de ma vie. Non mais vous imaginez le futur leader de l'Humanité séjourner à Laon? Non? Vous avez raison. Heureusement, la fin est proche. D'une manière ou d'une autre. Dans 71 jours je serai en stage, loin d'ici. A part un retour obligatoire en juin pour diverses soutenances le dirai au revoir (et de manière définitive espérons le) à cette ville. Je jubile déjà rien qu'en y pensant. Si demain les résultats confirment mon succès aux examens du S3 alors c'est dans la poche. Quant au programme pour l'année prochaine c'est à voir: soit je valide tout et dans ce cas là je m'exile vers des contrées plus vertes. Pas la Finlande ou la Suède malheureusement (passer directemebt d'un IUT à une année en erasmus n'est pas possible selon les règles de nos chères universités) mais vers une autre grande ville. L'étranger attendra mais ce n'est que partie remise. Dans le choix de la ville plusieurs possiblités:

 

  • Strasbourg: ville cool, étudiante à souhait et bien placée (ok c'est loin de la Mère Patrie mais cela me permettra de diffuser la bonne parole) En plus une personne que j'apprécie particulièrement habite là bas ce qui est positif.

  • Nantes: grande ville qui semble pas mal du tout, du moins de ce qu'on en m'a dit. Autant aller directement là bas pour vérifier.

  • Tours: j'en ai entendu de bon échos. En plus je connais du monde alors pourquoi pas?

 

Ca c'est pour le top 3. Mais je ne manquerai pas de demander d'autres villes dans le cas où ma candidature en L3 soit refusée. Bordeaux of course (y'a pas à dire j'aime beaucoup), Nancy, Grenoble, Rennes, La Rochelle ou encore Limoges. Le pire des scénarios serait que je termine à Reims (facilité d'accès en L3 mais fac pourrave) ou Amiens (ville plutôt cool même si je suis loin d'être fan mais ça me fait rester en Picardie...). Bref à voir.

 

Il n'en demeure pas moins que Laon est devenue invivable. Non pas qu'elle ai été vivable pour moi de par le passé mais là ça atteint des sommets. Les premières années sont con comme des manches à balai (pour 90% d'entre eux, merci d'ailleurs aux 10% restant) et se la jouent genre "j'ai 18 ans, j'ai déjà joué à touche-pipi avec mon krikri d'amour ce qui fait de moi une madame KIKOOLOLMDR" (oui il y a mahoritairement des filles à l'IUT en général et plus particulièrement en première année). Je vais pas vous faire un tableau j'en ai déjà parlé il y a quelques temps ici. En ce qui concerne les deuxième années les gens ne se supportent plus. Crachats, vils rumeurs et coup bas sont une réalité au quotidien. Bon une fois de plus je vous vois venir, attentifs lecteurs que vous êtes. Oui effectivement c'était le cas aussi l'année dernière. D'ailleurs je n'ai fait que le dire depuis que je suis là bas. Mais cette année les gens semblent s'en rendre compte. C'est pas faute de les avoir prévenu. Aaah des fois je me dis que ça a du bon d'avoir raison...

 

Pour le reste rien de neuf. Ah si heureuse rencontre: j'ai fait la connaissance d'une dizaine d'étrangères qui habitent sur Laon et qui bossent en tant qu'assistantes linguistiques. 5 ou 6 mexicaines, 4 américaines, 1 anglaise, 1 canadienne, 1 irlandais et 2 allemandes. Bon trips, bonnes soirées et mon anglais s'améliore. Que demander de plus?

 

Bon j'ai peut être décidé de faire une nuit blanche mais j'ai quand même un article sur la dépénalisation du droit des affaires à terminer pour demain après midi. Ö joie...

Par Haldir - Publié dans : La vie de Bibi
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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 10:54

 

Un article en direct d'une salle de cours. L'idée vient juste de surgir dans mon esprit fatigué et vodkaisé. Ça a fusé d'un coup, comme un missile tomahawk allant joyeusement à la rencontre d'enfants irakiens. J'ai déjà fait un article saoul, un autre sur un quai de métro (rétro et romantique à souhait... la french touch quoi) alors un article pendant un cours, le concept est apparemment séduisant. Vous vous demandez sans doute pourquoi je ne bosse pas, pourquoi je ne tourne pas de grands yeux émerveillés vers mon prof, maître du Savoir et de la Connaissance? Eh bien pour tout vous dire j'ai commencé cet article pendant le cours de droit des successions et je le continue en fiscalité. En tout 3h30 avec un notaire et un comptable/fiscaliste.

 

J'aimerais que vous visualisiez la scène. Un comptable/fiscaliste un notaire. A côté de ces mecs là, un concert de Slayer c'est l'ile aux enfants et Ian Curtis un gai luron.

 

Notaire. Voilà un boulot enrichissant. Les gens ne vont en voir un que lorsqu'ils sont sur le point de crever ou lorsque mémé vient de passer l'arme à gauche. Remarquez ça doit être bien fun comme situation. Le notaire prend l'enveloppe contenant le testament et lance un regard bovin (mais qui se veut intense) aux personnes assises devant lui. Puis de sa voix de crooner fatigué: « Qui est le grand gagnant du concours « testament de Germaine 2010 »? Beaucoup, beaucoup de votants. Un scrutin très serré. La tension est palpable. L'émotion est à son comble. And ze ouineur is... » Et là, la bataille commence. Le corps est encore chaud (et mou dans le cas d'un vieux) que les vivants s'égorgent. Et le notaire, rocher au milieu de la tempête, reste impassible. Comme ça, ça a de la gueule comme métier. Oui mais non. Parce qu'un notaire ce n'est pas un être humain. Entre un balai dans le cul et un humour douteux les mecs sont vraiment spéciaux. Mon prof de droit des successions était mort de rire parce qu'une famille avait reçu à peine une petite vingtaine d'euros en héritage et que lui, grâce à ses honoraires, avait réussi à toucher un max de caillasse. Moui si tu veux... Et un bon notaire ne serait rien sans une bonne calvitie (naissante ou avancée). Ainsi, pour prendre l'exemple de mon notaire de prof, ce dernier est déjà affublé d'une magnifique calvitie plus ou moins développée.

 

Un notaire c'est donc un jeune avec un corps de vieux, une vie de vieux et des attitudes de vieux. Enfin quand je dis « jeune » c'est seulement au niveau de l'âge. En théorie à 30 ans on est jeune. Oui mais un notaire n'a pas la même morphologie qu'un être humain lambda. Le jour où il décide d'embrasser une carrière notariale, le futur diplômé prend 20 ans d'un coup.

 

Quant aux comptables/fiscalistes c'est à peu de choses près la même chose (calvitie, vieillesse apparente etc). A un détail près. Là où les notaires sont de gentils individus innocents (encore que) et naïfs, le comptable lui est démoniaque et vénal. Sa vie, son être tout entier, est dédié au dieu Argent. Ayant souvent eu une enfance difficile, rejeté par les autres et des attributs sexuels bien en dessous de la moyenne (et des fois tout ça en même temps) le comptable n'est pas devenu ce qu'il est par hasard. Rejeté par les autres, seul dans un grand monde cruel, aigri et mal dans sa peau, le futur comptable a un jour fait le mauvais choix pour s'en sortir. Plutôt que de devenir communiste, de prendre de la drogue ou d'écouter Kyo très fort pour emmerder sa mère, il a choisi la comptabilité comme porte de sortie. Pourquoi? Parce que le comptable il palpe un max de caillasse. Le jeune comptable est en effet convaincu qu'il va se faire de la thune (et c'est vrai. La comptabilité est une matière de gros richard, inventée par les Médicis qui avaient tellement de thune qu'ils ne savaient plus d'où elle venait ni comment la dépenser.) et que donc, grâce à cela, il va pouvoir se faire respecter, admirer, aimer. Oui mais non. Car à l'instar de son collègue notaire, le comptable n'a pas une profession à la réputation très dynamique. Imaginez Brice de Nice dans une pub vantant les mérites de la comptabilité: « Salut ça farte? On se fait un équilibrage de bilan tous les deux? » Avouez que ça ne fait pas crédible...

 

vous voyez que la vie n'est pas facile tant pour ces gens que pour les étudiants qui subissent ces cours. Enfin bon on à fait le choix (ou pas) de venir ici alors....

Par Haldir - Publié dans : Analyses
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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 11:22

 

Les lendemains de fête sont toujours très particuliers. La fatigue pointe rapidement le bout de son nez mais l'on conserve néanmoins une petite dose d'énergie pour tenir une heure ou deux de plus. L'alcool a coulé à flot, la mauvaise nourriture a été engloutie de manière déraisonnable et pourtant nous sommes encore debout. Vient le moment de dire au revoir et l'instant d'après on se retrouve sur un quai de tram désert, enveloppé dans les restes de la nuit parisienne, comme moi à cet instant.

 

J'ai toujours trouvé ces instants très particuliers (mais je me répète. Vu l'heure à laquelle j'écris ces lignes vous voudrez bien me pardonner). La façon dont je ressens les choses à ce moment là m'ont toujours désarçonné. Pas vraiment déprimé mais plutôt mélancolique, pas vraiment heureux mais apaisé ou tout du moins calme.

 

C'est souvent après ce genre de soirée que je me laisse aller à ces pensées. Pourquoi? La question se pose encore. Peut être parce que l'euphorie de la soirée étant retombée, je me rend compte de certaines choses et le retour à la réalité est brutal. Peut être encore parce que ce moment de la journée est la phase transitoire entre deux périodes: le monde de la nuit (mystérieux, sombre, insouciant d'une certaine manière) et le monde de la « lumière » (encore que ce mot ne soit pas juste) avec son hyperactivité, ses hurlements et sa façade en apparence rassurante. Ainsi donc à la frontière de ces deux mondes existe un univers flou, incertain. Le monde y semble suspendu le temps d'une heure ou deux, le moment pour certains de rentrer chez eux et pour les autres, de le quitter.

 

Au son de la lecture de la lettre de Sullivan Ballou (un soldat de la guerre de Sécession mort à la première bataille de Bull Run et dont la lettre à sa femme est restée célèbre --> link) je me laisse quelque peu aller dans des pensées nostalgiques et abstraites. Elles s'enchainent à 100 à l'heure alors que je suis tranquillement installé sur ce banc en attendant mon train. Je pense aux amours passés et perdus, à ceux futurs et aux actuels (à l'actuel?). Je pense aux absents et aux sacrifiés, aux lâches et aux braves. A la joie et aux oubliés. A la découverte de choses nouvelles et aux souvenirs de notre jeunesse. Je pense à toi, à moi, à nous. Et comme dirait si bien l'autre: « j'écris au courant de la plume, sur le champ de bataille, au milieu des combats. »

 

Paris, le 26 septembre 2009

07h33

 

 

 


 
Par Haldir - Publié dans : Pensées nocturnes
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 21:22

«Les filles sont irréelles, elles se promènent comme des anges sur l’arc-en-ciel de nos rêves.»

 

Frederic Beigbeder, "mémoire d'un jeune homme dérangé"

Par Haldir - Publié dans : Citations
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